|
|||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||
![]() |
Recherche personnalisée
|
||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||
|
Origines
des noms des quartiers de
Yaoundé
Ce travail est le fruit d’une collaboration avec Monsieur Dominique OBAMA, Professeur de Lycées et collèges d’enseignement secondaire général en service au CES de Yaoundé III. Pour plus de renseignements, vous pouvez le contacter à l’adresse suivante : OBAMA Dominique - PLEG- BP 6168 Yaoundé – Tel : 237 99 61 99 76 |
![]() |
||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||
|
Origines
des noms des quartiers de
Yaoundé Les noms liés à l’installation des populations Ce sont des toponymes qu’on a donné aux quartiers dits d’immigration. Nous nous pencherons principalement sur l’origine des noms Mokolo, Nkol Eton, Quartier Haoussa, Quartier Bamiléké, Quartier Bamoun. NKOL ETON « Nkol Eton » ou « colline des Eton » en Ewondo est un toponyme né pendant la colonisation française. Le choix de ce nom se justifie par son caractère de quartier d’immigration. Sous-quartier de Nlongkak, Nkol Eton n’est inclus dans le périmètre urbain que depuis 1948, par un arrêté du haut commissaire de la république française au Cameroun, agrandissant le périmètre urbain de Yaoundé. Ce quartier tire son nom de l’envahissement de la colline de Nlongkak, par les Eton originaires de la Lékié ». La déclaration de Delpech est significative : « Ressentant le besoin de mieux se rassembler pour défendre des intérêts communs face à l’administration coloniale et ses intermédiaires, les immigrés de la Lékié obtinrent de se regrouper à Nlongkak où fut ensuite installé le représentant de la chefferie supérieure des Eton. C était en 1938 sous le gouverneur Boisson » MOKOLO Le quartier nommé Mokolo aujourd’hui est situé dans une localité incluse dans l’ancien village appelé Messa. Le nom « Mokolo » est né d’une situation particulièrement intéressante dont nous ont évoquée les récits recueillis sur place. Dans les années 1930-1932, les populations allogènes (les « Mintobo ») originaires de l’arrière pays, cohabitaient avec les Mvog Ada, peuple autochtone à l’endroit où se trouve l’hôtel de ville actuel. Ne se sentant plus en sécurité à cause de ces «envahisseurs » ,les Mvog Ada entreprennent une lutte pour chasser ces immigrés qui occupaient leur terrain. Pour mettre fin à ce conflit, l’administration française a décidé de déloger ces allogènes et de les recaser ailleurs. Parmi ces populations délogées on compte les Bassa ,les Babouté, les Bamiléké, les Maka, les Yambassa, les Eton... Le lieu dit Mokolo, situé alors en pleine brousse de Messa, a été choisi pour abriter ces « délogés » qui, ne voulant pas se déplacer, ont estimé qu’on les envoyait très loin à Mokolo comme s’ils allaient à l’Extrême Nord à pied. Ce déplacement forcé était pour eux, un calvaire , une sorte de prison comme celle située au Nord-Camaroun, à Mokolo d’où ce nom qu’ils ont évoqué et qui était inconnu des autochtones. Ainsi donc, cette localité de Messa a pris le nom de Mokolo de l’Extrême Nord Cameroun par assimilation. Ce récit qui nous a été relaté par Mr Henri Effa est d’une probabilité vérifiable. Il nous a été repris sans contradiction par Mr Anguissa Jean-Pierre avec une seule nuance. Pour Mr Anguissa, ce n’est pas le conflit entre les Mvog Ada et les allogènes qui a provoqué le déplacement forcé des populations, puisqu’il déclare que « les populations ont été déplacées par l’administration coloniale pour une nécessité due à l’aménagement urbain ». Cette nuance ne met pas en contradiction les deux témoignages, puisque tous deux font état du déplacement forcé des populations et de l’origine septentrionale du toponyme « Mokolo ». Le quartier Mokolo devenu plus tard, quartier commercial a d’abord été le quartier d’immigration de la capitale et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’on y retrouve aujourd’hui plus d’immigrés que d’autochtones. Quant aux autres quartiers dits d’ « immigration », nous pouvons tout simplement dire qu’ils symbolisent le regroupement au sein d’une localité, des ressortissants d’une même région. L’administration coloniale avait favorisé de tels regroupements pour éviter des conflits pouvant nuire à l’action coloniale. Delpech fait cette remarque lorsqu’il déclare : « L’administration coloniale à incité les immigrations à se rassembler par régions et par ethnie pour éviter les conflits » Ainsi nous avons le quartier Bamoun(flanc méridional de la Briqueterie), le quartier Haoussa(Briqueterie Ouest), le quartier Bamiléké( Madagascar) .
|
|||||||||||||||||||||
![]() |
|||||||||||||||||||||
![]() |
|||||||||||||||||||||
![]() |
|||||||||||||||||||||
![]() |
|||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||