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Investissement étrangers au Cameroun: la fin d’un mythe? le cas des sociétés le bus et le car. TSIMI EVOUNA aurait-il découvert le pot aux roses? Le partenariat avec les "Blancs" rapporte t-il toujours les fruits escomptés? |
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50 ans après l’indépendance, le camerounais est-il sorti de son complexe de colonisé ? Le « blanc » est encore considéré par beaucoup de nos compatriotes comme « messie ». Dans le secteur économique, il est synonyme de richesse, de bon gestionnaire, d’apporteur de fonds. Mais, aujourd’hui, que constate t- on sur le terrain ? De nombreux partenariats auxquels on prédisait un bel avenir grâce aux euros ou dollars promis par le « blanc » ont tourné parfois au cauchemar pour les camerounais qui deviennent les seuls sponsors. |
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Lorsqu’ il s’agit de simples opérateurs économiques, la faute revient au promoteur qui devait au préalable vérifier la véracité des informations fournies par son partenaire étranger. Il doit donc supporter seul les conséquences de son amateurisme et de sa naïveté. Mais, comme c’est souvent le cas, lorsqu’il s’agit de l’argent public, qui doit payer pour cette naïveté et pour cet amateurisme ? Combien de temps faut-il dans l'Administration pour se rendre compte qu’on s’est trompé ? On reconnaît au Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé, de nombreuses qualités mais celle que nous venons de découvrir c’est celle de savoir reconnaître qu’il s’est trompé. Dans le partenariat Etat du Cameroun / Secteur Privé qui a abouti à la création de la société de transport urbain « le Bus » Mr TSIMI EVOUNA vient enfin de constater que l’Etat s’est fait rouler. De toutes les promesses des « Américains » aucune n’a été tenue. Au contraire, la société a survécu jusqu'à ce jour grâce aux subventions de l’Etat. Les bus promis sont restés en chine. L’usine de montage n’a jamais vu le jour.; les partenaires camerounais ayant servi d’intermédiaires entre le gouvernement camerounais et les américains ont été mis à la porte tour à tour. La réaction du délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé qui une fois devrait prendre l’exemple sur Douala qui a fait confiance à un camerounais , bien que tardive , est louable. On espère seulement que l’appel d’offre lancé pour la recherche d'un partenaire pour le transport urbain à Yaoundé, ne va pas privilégier les étrangers comme par le passé et pourra aussi examiner les dossiers des camerounais. C’est peut- être aussi le début de la fin d’ un mythe. Mathieu Mvogo 14.03.2010 |
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