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L’EXERCICE DU DROIT DE VOTE DES CAMEROUNAIS ETABLIS  OU RESIDANT   A  L’ETRANGER

 Titre I : LES DILIGENCES NECESSAIRES DE PARTICIPATION :

 Chap1 : Les formalités et conditions préalables pour l’exercice du droit de vote par les Camerounais   établis ou résidant à l’étranger

 Section1 : Les formalités préalables

             Toute personne désireuse de participer au référendum ou à l’élection présidentielle devrait pour l’instant avoir conservé sa nationalité camerounaise dans la mesure où le droit positif camerounais n’a pas encore accueilli l’idée de multinationalité dans ses textes. Cette question, qui faisait partie des promesses du Chef de l’Etat camerounais lors de sa rencontre avec la diaspora française le 24 juillet 2009 fait l’objet d’analyses approfondies par les autorités de Yaoundé qui avaient privilégié le problème du vote sans doute pour valoriser la citoyenneté de nombreux  camerounais établis ou résidant à l’étranger déjà en règle avec la loi camerounaise avec en ligne de mire l’élection présidentielle prévue en cette année 2011. Il faudrait ensuite s’assurer que le pays de résidence ou d’établissement du citoyen camerounais de l’étranger comporte une représentation diplomatique ou un poste consulaire. A défaut d’existence desdites structures, il serait nécessaire d’identifier la représentation diplomatique  ou le poste consulaire auquel le pays de résidence ou d’établissement du citoyen camerounais résidant ou établi à l’étranger est rattaché.

     

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 I- La présentation d’une carte consulaire valide

 La carte consulaire est un document délivré par les représentations diplomatiques ou postes consulaires à leur ressortissant à l’issue de leur enregistrement dans les dites institutions.

 outil essentiel d’identification et d’inscription sur les lites électorales ;Il convient de vérifier la validité de ladite carte consulaire et se rassurer ensuite de l’organisation des opérations électorales ou consulaires dans le pays où la carte consulaire a été délivrée. Cette vérification devrait se faire en référence à la liste des représentations diplomatiques et postes consulaires établie par arrêté du Ministre en charge des relations extérieures après concertation avec le Ministre en charge de l’administration territoriale et de la décentralisation et ELECTIONS CAMEROON conformément à l’article 2 du Décret n°2011/237 du 08 aout 2011 portant modalités d’application de la loi n°2011/013 du 13 juillet 2011 relative au vote des citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger. La détermination des camerounais régulièrement enregistrés est effectuée par les chefs de représentations diplomatiques ou de postes consulaires à qui l’article 28(1) du Décret n°2011/237 du 08 aout 2011 impose l’obligation d’afficher à l’ambassade ou au consulat la listes des citoyens désireux d’exercer leur droit de vote pour l’élection du Président de la République ou au référendum. La carte consulaire est présentée par les électeurs camerounais de la diaspora dans les représentations diplomatiques ou postes consulaires de leurs lieux d’établissement ou de résidence à l’étranger au fin d’inscription dans les listes électorales.

 II- L’inscription sur les listes électorales

 . L’inscription sur une liste électorale se fait  sur la base de la présentation de la carte consulaire auprès des représentations diplomatiques ou postes consulaires du pays d’établissement ou de résidence contre délivrance d’un récépissé portant la date, le numéro et le lieu d’inscription pour des réclamations éventuelles.

  Par cette formalité, le nom du citoyen camerounais inscrit devrait figurer sur la liste électorale. A cet effet, tout commence par l’établissement d’une liste électorale provisoire qui est affichée à la représentation diplomatique ou au poste consulaire à la diligence du chef de la représentation diplomatique ou du poste consulaire. Cette liste est jointe à un procès-verbal signé par les membres de la commission chargée de l’établissement et de la révision des listes électorales avant d’être adressée au Ministre en charge des relations extérieures par

 L’entremise du chef de  la représentation diplomatique ou du poste consulaire. Ces pièces sont ensuite acheminées à la Direction Générale des élections. Après le règlement d’éventuelles contestations par le conseil électoral d’Elections Cameroon, la liste électorale définitive est arrêtée par le Directeur Général des élections avant de suivre le chemin inverse pour être affichée à la représentation diplomatique ou au poste consulaire concerné 15 jours avant la date du scrutin. Conformément à l’article 12 du Décret n°2011/237 du 08 aout 2011

 Section2 : Les conditions préalables

 Celles ci sont d’ordre civiques et politiques et se réduisent en l’essentiel en la titularisation de la nationalité camerounaise d’une part et en la jouissance des droits civils et politiques d’autre part.

 I- Etre de nationalité camerounaise

 La condition fondamentale de participation à l’élection du Président de la République ou au référendum étant la conservation de la nationalité camerounaise, il convient de s’arrêter un temps soit peu sur cette exigence, explorer les différentes hypothèses impliquant aussi bien les étudiants, les opérateurs économiques, les travailleurs immigrés, les avocats, les enseignants, que les artistes et les sportifs.

 Il convient pour cela de relever que les problèmes relatifs à la nationalité sont traités au Cameroun par la Loi n°68-LF-3 du 11 juin 1968 portant code de la nationalité camerounaise et son Décret d’application n°68-DF-478 du 16 décembre 1968 fixant les modalités d’application du code de la nationalité.

 De ces textes, l’on peut noter que la nationalité camerounaise relève soit d’un état originel soit d’un état acquis.

 Dans le cadre de la nationalité originelle, la filiation et la naissance au Cameroun en sont les sources.

Sur la base de la filiation, la nationalité camerounaise est déterminée en fonction du type de filiation.

 Dans l’hypothèse de la filiation légitime, l’article 7a prévoit que « est camerounais : l’enfant légitime dont l’un de ses parents est camerounais ».

  Pour ce qui est de la filiation naturelle, il ressort de la lecture conjointe des articles 6b, 7b et 8b qu’un enfant naturel a la nationalité camerounaise lorsque la filiation avec son parent camerounais a été établie en premier et même en second si l’autre parent est apatride.

Sur la base de la naissance au Cameroun, les articles 9 à 11 reconnaissent la nationalité camerounaise à toute personne née sur le territoire camerounais soit lorsqu’elle ne peut se prévaloir d’aucune nationalité d’origine, soit lorsque ses parents sont inconnus, soit encore lorsque l’un de ses  parents étrangers légitimes ou naturels auquel il a été juridiquement attaché en premier est lui-même né au Cameroun à l’exclusion des agents diplomatiques ou des consuls de carrière de nationalité étrangère conformément à l’article 16 du Code camerounais de la nationalité.

 Dans toutes ces hypothèses, la nationalité camerounaise peut être écartée soit par la répudiation de son bénéficiaire dans les six mois précédant la majorité soit plus particulièrement par suite d’établissement de la filiation à l’égard d’un étranger au cours de sa minorité par un enfant de parents inconnus.

Quant à la nationalité acquise, elle s’opère par l’attribution de la nationalité camerounaise à une personne qui en est dépourvue de manière naturelle. Cette acquisition renferme  les hypothèses de déclaration de nationalité, celles de naturalisation et les cas de réintégration.

Dans le premier cas, la nationalité camerounaise peut être attribuée à tout individu sur sa déclaration dans les six mois précédant l’accomplissement de sa majorité. Cette hypothèse regroupe les cas des personnes nées au Cameroun mais de parents étrangers, les enfants adoptés par une personne de nationalité camerounaise, les mineurs mariés ou majeurs d’un parent réintégré dans la nationalité camerounaise.

La naturalisation est plus largement ouverte à toute personne étrangère qui en fait la demande soit parce qu’elle est soit née au Cameroun, soit mariée à une personne de nationalité camerounaise ou encore lorsqu’elle obéit aux conditions énoncées à l’article 25 du code camerounais de la nationalité. Comme en matière de réintégration d’une personne ayant eu la qualité se ressortissant camerounais, la nationalité camerounaise lui est alors attribuée par Décret.

Il convient toutefois de relever que toute personne de nationalité camerounaise peut la perdre ou en être déchue. Ce dernier cas  s’observe en cas de condamnation pour infractions contre la sureté intérieure de l’Etat camerounais ou d’accomplissement de tout acte préjudiciable aux intérêts de l’Etat camerounais. Alors que la perte est constatée par la non conservation de la nationalité camerounaise pour cause de répudiation ou plus couramment d’acquisition d’une nationalité étrangère.

En définitive, seuls ceux des camerounais justifiant de leur nationalité camerounaise à l’étranger sont habilités à exercer leur droit de vote. Mais vaudraient-ils encore qu’ils jouissent de leurs droits civils et politiques.

II- Jouir  des droits civils et politiques

 Jouir d’un droit ; c’est en être titulaire et l’exercer ; c’est le mettre en œuvre. Les droits civils peuvent s’appréhender comme l’ensemble des prérogatives reconnu a une personne physique par le droit objectif en tant que sujet de droit

Les droits civils  garantissent respectivement la sécurité physique, morale, sociale et patrimoniale de leurs titulaires. Pour  jouir de ces droits il convient d’avoir la personnalité juridique. En droit positif camerounais; celle-ci s’acquiert à la naissance et exceptionnellement à la conception lorsque les intérêts de l’enfant en dépendent.

 Quant aux droits politiques, ils s’acquièrent au Cameroun  par la majorité électorale qui est de vingt ans(20) d’âge. C’est dont dire que seuls les citoyens camerounais résidant ou établis à l’étranger ;dotés d’une personnalité juridique et ayant 20ans d’âge à la date du scrutin pourront exercer leur droit de vote .Telle est la teneur de l’article2 alinea2 de la loi N°2011 /013 du 13 juillet 2011.

 Chap 2 : Les institutions habilitées pour la gestion de l’électorat des camerounais

                              De la diaspora

 La loi N°2011/013 du 13juillet 2011 relative au  droit de vote des camerounais de la diaspora a habilité des institutions à la fois nationales et internationales pour la facilitation et la gestion de leur scrutin.

 Section1 : LES INSTITUTIONS NATIONALES

 Sur le territoire national, les instances compétentes pour la coordination du scrutin des camerounais de la diaspora sont à la fois gouvernementales et non gouvernementales.

 I- Les institutions gouvernementales

 Les institutions de l’administration publique de l’Etat bien que impliquées dans  la coordination du scrutin des camerounais de la diaspora de manière accessoire, leurs missions

et attributions définies par les articles 2, 25, et 26 du décret d’application N°2011/237 du 08 aout 2011 de la loi N°2011/du13juillet2011 relative au vote des citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger ne sont pas négligeables. Il s’agit du ministère des relations extérieures (MIREX) et du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation (MINATD).

 II-Les institutions non gouvernementales : ELECAM

 Elections Cameroon est un organisme indépendant crée et organisé par la loi N°2006/011 du 29 décembre 2006.Cette loi dispose en son  article 1 alinéa 2 que : ‘’Elections Cameroon est un organisme indépendant chargé de l’organisation, de la  gestion et de la supervision du processus  électoral et référendaire.’’

 A l’analyse de ce texte, le champ d’action d’Elections Cameroon pour la garantie du scrutin des camerounais de la diaspora se précise général. C’est d’ailleurs dans cette perspective que huit délégations d’ELECAM ont été déployées dans 27 pays à travers le monde depuis la deuxième semaine du mois d’aout 2011 pour assurer le processus d’inscription des camerounais de la diaspora sur les listes électorales.

 Section2 : Les institutions internationales

Les institutions habilitées pour la coordination  et supervision du scrutin des camerounais de la diaspora sont respectivement les représentations diplomatiques et postes consulaires du Cameroun dans le monde entier.

 I-Les représentations diplomatiques

 Entendues comme l’ensemble des agents diplomatiques qui assurent la représentation d’un Etat auprès d’un autre Etat, les représentations diplomatiques du Cameroun de par le monde entier ont été commises par la loi du 13juillet 2011 pour gérer le processus électoral et référendaire de leurs compatriotes. Ainsi, l’article3 alinéa 1 de la loi précitée dispose qu’en vue de la participation  des citoyens camerounais établis ou résidant  à l’étranger à l’élection du Président de la République ou au referendum, il est crée au niveau des représentations diplomatiques et postes consulaires :

 -Des commissions chargées de l’établissement et de la révision des listes électorales

-Des  commissions chargées de l’établissement et de la distribution des cartes électorales

-Des commissions locales de vote.

 II-Les postes consulaires

Au même titre que  les représentations diplomatiques, les postes consulaires appréhendés comme des agents  officiels  qu’un Etat établit dans les villes d’un autre Etat avec pour mission de protéger ses ressortissants à l’étranger en exerçant à leurs égard les actes administratifs et judiciaires ; sont également habilités par la loi du 13juillet 2011 pour l’acheminement de l’électorat des camerounais établis  ou résidant dans leurs circonscriptions.

A ce sujet, l’article 2 de la  loi susvisée dispose en son alinéa 1 que les citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger sont inscrits sur les listes électorales ouvertes auprès des représentations diplomatiques ou des postes consulaires dans  les pays de résidence ou de rattachement. Cette  habilitation est d’avantage  réitérée par l’article3 alinéa 1 de la même loi.

 Titre 2 : ORGANISATION DES OPERATIONS ELECTORALES ET    

              REFERENDAIRES DES CAMEROUNAIS DE LA DIASPORA

 Il est question dans ce présent titre  des opérations préparatoires à l’élection du Président de la République  et du déroulement du processus électoral.

 Chap. 1 : Les opérations  préparatoires à l’élection du Président de la                                                                                                                         

 République : La constitution des commissions

 L’élection du Président de la république ; dans ses phases à l’étranger est l’œuvre des commissions envisagées par la loi. Il s’agit  d’une part de la commission chargée de l’établissement et de la révision des listes électorales et de la commission chargée de l’établissement et de la distribution des cartes électorales d'autre part.

 I-La commission chargée de l’établissement et de la révision des

                                      Listes électorales

 Les listes électorales sont établies par la commission chargée de  l’établissement et de la révision des listes électorales. Cette commission a une composition qui tient ses travaux dans les lieux indiqués par la loi.

A-La composition de la commission

 Celle-ci comprend :

-Un Président et

 -Trois  membres choisis parmi les citoyens camerounais  établis où résidant dans le pays concerné.

Un des  trois membres représente  le chef de la représentation diplomatique ou  du poste consulaire. La composition ci-haut  relevée est constatée par  le Directeur Général des Elections à l’issue des consultations prévues à l’article3 alinea2 de la loi N°2011/013du 13 juillet 2011 susvisée.

B- Les lieux des travaux  de la commission

 Comme le précise  l’article 5 du décret N°2011/237 du 08 aout 2011, les travaux de la commission chargée de l’établissement et  de la révision des listes électorales se tiennent  à l’ambassade, au consulat ou  dans les locaux aménagés  à cet effet  par le chef de la représentation diplomatique ou de poste consulaire. Les travaux de la commission peuvent être valablement conduits par un des membres de la commission. Mais à leur clôture ; ils sont validés  par toute la commission. Après l’établissement ou la révision des listes électorales, une liste électorale provisoire est dressée par la commission suivie d’un procès verbal signé des membres présents. Ces documents sont par la suite communiqués au ministre chargé des relations extérieures par le chef de la représention diplomatique ou de  poste consulaire pour transmission à la Direction Générale des Elections par tout moyen laissant trace écrite.Cf article 8 du décret sus évoqué.

Les listes électorales provisoires sont affichées dans les représentations diplomatiques et postes consulaires à la diligence de leurs chefs. En cas de réclamation, le Conseil Electoral d’ELECAM statue à la saisine de tout parti politique, de toute autorité publique ou électeur camerounais établi où résidant  à l’étranger. Les listes électorales définitives sont arrêtées par le Directeur Général des Elections et communiquées au ministre en charge des relations extérieures au fin de transmission dans les représentations diplomatiques ou postes consulaires.

 II-La commission chargée de l’établissement et de la distribution des cartes électorales

La distribution des cartes électorales est faite dans les quinze (15) jours avant le scrutin par la commission chargée de l’établissement et de la distribution des cartes électorales. La composition de cette commission est faite quinze(15) jours avant le processus de distribution des cartes électorales au constat du Directeur Général des Elections. Les cartes électorales sont établies au même modèle que celles des électeurs vivant sur le territoire national. Au terme de ses missions, la commission chargée de l’établissement et de la révision des cartes électorales se convertit authaumatiquement en la commission chargée de l’établissement et de la distribution des cartes électorales.

 Les cartes électorales établies sont remises à leurs titulaires  sur présentation de la carte consulaire ou du récépissé d’inscription sur les listes électorales.

 Quant aux cartes non distribuées, elles sont déposées au bureau de vote dans lesquels  leurs titulaires sont inscrits. Elles y restent à leur disposition jusqu’à la clôturé du scrutin.

Une fois les cartes électorales  distribuées, les électeurs à l’ouverture du scrutin se rendent dans leurs bureaux respectifs de vote pour exercer leur droit de vote.

  Chap2 : Le déroulement du scrutin

 Une fois la carte électorale obtenue, le citoyen camerounais pourra prendre part au vote dans le bureau de vote indiqué. A cet égard, le Directeur Général des élections a la charge de fixer la liste des bureaux de vote ouverts. Cette liste indique également la localisation de chaque bureau de vote, son ressort ainsi que les électeurs inscrits. La liste de ces différents bureaux de vote fait l’objet d’affichage dans les représentations diplomatiques ou postes consulaires à la diligence des chefs des structures concernées au moins 08 jours avant la date du scrutin conformément à l’article 16 du Décret n°2011/237 du 08 aout 2011.

 Par ailleurs, quatre électeurs inscrits sur la liste électorale correspondant au bureau de vote concerné sont choisis pour officier en qualité de président, de membres et de secrétaire de la commission locale de vote créée pour chaque bureau de vote et constatée par le Directeur Général des élections, à l’issue des consultations prévues à l’article 3 alinéa (2) de la loi n°2011/013 du 13 juillet 2011 auxquels s’ajoutent deux scrutateurs choisis par le président de la commission toujours parmi les électeurs inscrits sur les listes électorales du bureau de vote concerné.

         Chaque électeur inscrit sur la liste d’un bureau de vote devrait dès lors faire l’objet d’identification avant de prendre part au vote conformément à l’article 24 du Décret n°2011/237 du 08 aout 2011.

 I-            Le bureau de vote

La liste des bureaux de vote  pour le scrutin des camerounais de la diaspora est arrêtée par le Directeur Général des Elections sur proposition des chefs de représentations diplomatiques ou de postes consulaires. Cette liste précise le ressort de chaque bureau de vote, sa localisation ainsi que les noms et prénoms de tous les électeurs qui y sont inscrits.

 Elle est par la suite transmise aux représentations diplomatiques et postes consulaires pour affichage à la diligence de leurs chefs au moins huit (08) jours avant la date  de scrutin.

 Les bureaux de vote sont situés dans  les locaux aménagés  à cet effet par les  chefs de représentations diplomatiques ou de postes consulaires.

II-Les commissions locales de vote

 Elles sont créées dans chaque  bureau de vote à l’issue d’une consultation prévue à  l’article 3 alinéa 2 de la loi  N°2011/013 du 13 juillet 2011 susvisée. Ces commissions sont composées  d’un (01) Président, de  deux (02) membres et d’un (01) secrétaire choisi parmi les électeurs inscrits  sur les listes électorales correspondant au bureau de vote concerné. Un des membres de la commission représente le chef de  la représentation diplomatique ou de  poste consulaire.

 Dans l’exercice de ses fonctions, la commission locale de vote dresse un procès verbal  de toutes les opérations du scrutin. Ce procès verbal est signé par le Président et les membres de la commission. En outre  la même commission relève toutes les  difficultés et formule des observations sur le déroulement du scrutin qui par la suite sera dépouillé.

 III-Déroulement  et dépouillement du scrutin

L’ouverture et la fermeture des bureaux de vote  sont précisées par le décret convoquant le Corps Electoral et une vaste  diffusion en est faite par le chef de la représentation diplomatique ou de poste consulaire.

 Le matériel électoral est fourni dans chaque bureau de vote  par ELECAM. Le chef de la représentation diplomatique ou de poste consulaire assure la police générale  du scrutin en collaboration avec les autorités compétentes du pays d’accréditation. Quant à la police des bureaux de vote, elle est assumée par  le chef de la commission locale de vote.

 Au terme du déroulement du scrutin, celui-ci est dépouillé dans le respect  du décret  convoquant  le Corps  Electoral. Les résultats acquis dans chaque bureau de vote sont rendus public. Ils sont consignés dans un procès verbal rédigé en exemplaires proportionnels aux membres du bureau de vote plus deux (02) exemplaires supplémentaires. Le procès verbal de résultats est clos et signé des membres de bureau. L’original du procès verbal ainsi que les deux (02) exemplaires sont transmis par le Président de la commission locale de vote au chef de la représentation diplomatique ou de poste consulaire.

 L’original est conservé à la représentation diplomatique ou de poste consulaire pour affichage. Celui ci fait foi en cas de contestations.

 Un exemplaire suivi des pièces annexes est communiqué à la représentation diplomatique ou au poste consulaire et au ministère chargé des relations extérieures pour transmission au Président de la Commission Nationale de Recensement Général des votes.

L’autre exemplaire est transmis à la Direction Générale des Election suivant les mêmes procédures. Une fois le recensement des résultats du scrutin de la diaspora achevé ;ceux-ci sont joint aux résultats nationaux pour une proclamation générale et définitive des résultats de l’élection présidentielle ou référendaires par le conseil constitutionnel en vertu de l’article 48 de la constitution camerounaise du 18 janvier 1996.

 Par  M. Bilong Jacques James - Email : maitrejacques83@yahoo.fr

  Et M. Yannick Oyono -  E-mail:maitreyannick.oyono@yahoo.fr

                               Doctorants  associés en Sciences Juridiques

 

LA LOI  N°2011/013 DU 13 JUILLET 2011 RELATIVE AU VOTE DES CITOYENS CAMEROUNAIS ETABLIS OU RESIDANT A L’ETRANGER.

 

 

 
 
 
 

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