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LE DROIT  ELECTORAL  AU CAMEROUN, QUELLE  AVANCEE?

 Par  M. Bilong Jacques James - Email : maitrejacques83@yahoo.fr

  Et M. Yannick Oyono -  E-mail:maitreyannick.oyono@yahoo.fr

                               Doctorants  associés en Sciences Juridiques

 L’actualité économique étant marquée au Cameroun par un tissu de signature d’accords sur la réalisation des grands projets structurant à l’instar de la construction du port en eau profonde de Kribi, d’un deuxième pont sur le fleuve Wouri  à Douala, d’un réseau national Broadband de télécommunication au Cameroun, des stades de football et complexes sportifs de hautes performances, du projet E-post de la Cameroon Postal Services (CAMPOST) …

On peut  sans excès de zèle conclure que la carte des grandes ambitions ; expression de la politique du  Cameroun est définitivement sortie de sa discrétion pour relever de manière concrète et efficace les défis économiques et politiques de l’Afrique en générale et du Cameroun en particulier. C’est dans ce contexte que le contenu exaltant de  la loi n°2011/013 du 13juillet 2011 relative au droit de vote des camerounais établis ou résidant à l’étranger s’inscrit. Mais une telle innovation ne peut d’avantage se cerner qu’à travers la diachronie des efforts incessants du Cameroun à promouvoir la démocratie.

 

     

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 L’EVOLUTION DEMOCRATIQUE AU CAMEROUN : UN RESULTAT D’UNE  LONGUE  INITIATIVE  

 La Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l’Organisation des Nations unies le 10 Décembre 1948 dispose en son article 21 que « toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays ».Ce texte fut corroboré par l’article 25 du pacte des Nations unies de 1966 relatif aux droits civils et politiques qui reconnait   à tout homme et à tous les hommes le droit de prendre part active au processus politique de leurs pays. Il s’agit là, à n’en point douter d’un dispositif normatif fiable mis à la disposition de toutes les nations éprises de démocratie et désireuses d’inscrire leurs systèmes politiques dans la dynamique de protection des droits et libertés fondamentaux du citoyen.

 En s’inscrivant dans cette optique, le Cameroun a réceptionné ces idéaux depuis sa Constitution 02  juin 1972 réaffirmée par les dispositions de l’article 2 de la Loi constitutionnelle du 18 janvier 1996 qui prévoit que :« la souveraineté nationale appartient au peuple camerounais qui l’exerce par voie de référendum…Le vote est égal…y participent tous les citoyens… ».

 Si la matérialisation de ce droit fondamental de vote a à proprement parler subi peu de critiques objectives, des questions pouvaient néanmoins légitimement tarauder tout esprit éveillé sur son effectivité quant à son cadre de couverture. Des mesures avaient certes été prises pour sa mise en œuvre. Mais à l’évidence, la pleine jouissance par un citoyen camerounais ne pouvait se concevoir hors du territoire de la République camerounaise. Ce qui constituait une petite entorse à la pleine réalisation du droit de vote pour tout camerounais de la diaspora qui ne pouvait en bénéficier qu’au prix d’un retour sur le territoire national au moment de l’élection. En conséquence, le droit de vote était pour cette catégorie, sans égards aux contingences de calendriers, au mieux un droit de la classe bourgeoise, du moins et pour  bien d’observateurs, un vœu pieux sans lendemain. Toute chose qui laissait subodorer une certaine léthargie des acteurs dont la volonté politique était remise en cause.

  Des voix s’étaient ainsi levées pour décrier cet état de droit propre à faire la part belle à une incapacité juridique électorale difficilement compréhensible. Une partie de la diaspora établie en France n’avait pas hésité à saisir l’occasion offerte par le Chef de l’Etat camerounais Son Excellence Paul BIYA le 24 juillet 2009 pour lui soumettre cette doléance. La promesse fut fort réjouissante sur l’examen des modalités de participation de la diaspora camerounaise au processus électoral. Un projet de loi allait très vite prendre corps dans ce sens. Il fut le sujet phare de la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée législative du mardi 05 juillet 2011.

 Ce projet ouvrait une brèche aux camerounais de l’étranger sur la participation aux différentes consultations réservées au peuple camerounais tout entier sur la base d’une circonscription électorale unique c’est-à-dire concrètement, non seulement la consultation référendaire mais aussi et surtout l’élection du Président de la République. Il s’agissait là de prémisses à la pleine expression de la souveraineté nationale. Puis vinrent la Loi N°2011/013 du 13 juillet 2011 relative au vote des citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger et son Décret d’application n°2011/237 du 08 aout 2011 dont on peut relever de nombreuses innovations.

Lire la suite

LA LOI  N°2011/013 DU 13 JUILLET 2011 RELATIVE AU VOTE DES CITOYENS CAMEROUNAIS ETABLIS OU RESIDANT A L’ETRANGER.

 

 

 
 
 
 

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